À chacun son rythme: L’importance de la patience envers soi-même

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Quand on entend le mot patience, plusieurs images nous viennent en tête : des gestes qui témoignent de notre compréhension et notre soutien envers autrui, l’action de se défaire parfois très difficilement d’une idée ou d’une attente à laquelle on était fortement attachés. Cependant, un autre type de patience, souvent négligé, est la patience envers soi-même, et par extension, le besoin fondamental de faire preuve d’ouverture d’esprit face à l’échec et aux imprévus.

Être patient envers soi-même signifie tout d’abord assumer ses défauts et accepter que la perfection est impossible à atteindre, voire illusoire. Le progrès, en revanche, est atteignable. Pour pouvoir progresser, il faut savoir prendre son temps. Cela s’applique dans n’importe quel domaine, que ce soit dans les études, la santé physique, la santé mentale,  les finances, et la liste continue. Si l’on ne sait pas cuisiner, par exemple, mais que l’on redouble sans cesse d’efforts en commençant par ce qu’il y a de plus rudimentaire, on apprend de nos échecs et on persévère. Les échecs et les situations imprévues se transforment alors en objet d’apprentissage. Chaque minuscule victoire en constitue en fait une grande. En effet, lorsque l’on progresse même un peu, il faut s’en réjouir sans gêne.

Afin de faire véritablement preuve de patience personnelle, il ne faut jamais se comparer aux autres et se contenter de ce que l’on possède déjà. De nos jours, les médias sociaux rendent cette tâche difficile en ne montrant qu’une partie embellie et retouchée de la vie et en négligeant souvent les moments de faiblesse. En voyant les photos des autres, en découvrant leurs exploits et leurs projets futurs, on a l’impression qu’il faut se comparer à eux. Or, chacun possède un bagage de connaissances, d’expériences et de moyens financiers qui lui est propre ; il n’est écrit nulle part que l’on doit tous voyager aux mêmes endroits dans notre jeunesse, compléter notre Baccalauréat en quatre ans, posséder les mêmes objets matériaux et rencontrer le même nombre de personnes en chemin. Se comparer aux autres engendre une panoplie de sentiments, dont l’inadéquation, la jalousie et le stress. L’idée de progrès refait surface : il vaut mieux se comparer à soi-même et envisager sa propre évolution personnelle que s’imposer des idéaux appartenant à quelqu’un d’autre.

Le bien-être personnel implique la capacité à assumer ses défauts un par un et à s’évertuer à surmonter les obstacles qui se présentent en cours de route. Il implique également une prise de conscience par rapport au fait que chaque difficulté peut se convertir en réussite si l’on se permet de prendre son temps et de se laisser guider non pas par une envie d’être supérieur aux autres, mais plutôt par le désir du progrès individuel. À chacun ses passions, ses besoins et surtout, son rythme.