Pro Tem is the Bilingual Newspaper of Glendon College. Founded in 1962, it is York University’s oldest student-run publication, and Ontario’s first bilingual newspaper. All content is produced and edited by students, for students.

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Pro Tem est le journal bilingue du Collège Glendon. Ayant été fondé en 1962, nous sommes la publication la plus ancienne de l’Université York ainsi que le premier journal bilingue en Ontario. Tout le contenu est produit et édité par les étudiants, pour les étudiants.

La Déterioration du capital social : le discours populiste

Le monde est de nouveau affligé par une vague d’illibéralisme. Dans presque tous les grands pays démocratiques au monde, il y a un parti populiste où un leader populiste, soit en tête du gouvernement où comme opposition. Les principaux politiques de ces candidats consistent à la promotion de l’autarcie, le rejet des immigrants, et un abandon pour les accords internationaux, soit économique, environnemental ou sécuritaire. La vraisemblance de ces politiques face à celles de l’isolationnisme dans les années 1930 est inquiétante. À notre époque, les leaders mondiaux remettent en question la validité de l’OTAN et l’accord de Paris sur le climat, tandis que dans les années 1930, certains ont quitté la Société des Nations.

            Ce que signalent ces tendances est, bien sûr, la détérioration du capital social dans les pays lesquelles ces nouveaux leaders populistes et illibéraux viennent d’être élus. Le capital social dans le sens de Putnam est l’ensemble de tous les réseaux sociaux auxquels participent les individus, y compris les organisations de bénévolat, les écoles et la participation électorale entre autres. Selon Putnam et son livre Bowling Alone, paru en 2000, le capital social en Amérique a souffert une détérioration importante depuis les années 1950s. Cela veut dire que le capital social au sein des groupes identitaires, qui a contribué à une diminution du capital social dans la société en général, est entre ces groupes identitaires.

            La politique identitaire est en train de diviser la société occidentale jusqu’au point de non-retour.

            Cette division est particulièrement importante chez les jeunes. Cette jeune génération, qui n’a pas grandi sous le spectre du fascisme dans les années 1940, ni de l’expansionnisme communiste des années 1960s, ne connaît pas les avantages de la dictature ou du communisme. Même si les jeunes étaient moins probables à voter pour M. Trump en Amérique que les aînées, partout au monde les jeunes se trouvent plus polarisés et radicalisés que leurs parents. Ce fait démontre que le populisme, qui marque la vie politique de notre époque, devrait être considéré comme un défi majeur pour les valeurs libérales, peut-être l’effet le plus nuisible de l’effondrement du capital social depuis les années 1970.

            Une autre répercussion est le taux d’abstention très élevé lors des élections. Les électeurs semblent de plus en plus éloignés des idéaux des candidats. La question demeure la suivante : comment résoudre ce problème de faibles taux de participation électorale ? La réponse évidente est de critiquer le système électoral uninominal à un tour, mais ce qui est plus inquiétant est que les jeunes sont les gens les moins susceptibles à voter. Les grands partis ont eu des problèmes à attirer les jeunes à rejoindre leurs partis. Selon des rapports sur le capital social, les jeunes, entre les âges de 24 et 29 ont la plus faible quantité de capital social parmi toutes les cohortes d’âges et même s’ils n’ont pas beaucoup de relations en vraie vie, c’est une génération très connectée.

            Les jeunes possèdent des liens très forts sur Internet, mais dans le sens du capital social, la participation au bénévolat, leurs relations avec leurs amis et leurs familles, ils sont très éloignés. Les jeunes sont souvent cachés dans une bulle de pensée de politique sociale. Ceux qui croient à une idéologie politique ne se rencontrent jamais ceux qui croient autrement. Pire, les endroits pour le débat des enjeux politiques semblent être en danger de disparition. Les campus universitaires, des endroits pour la diversité d’opinion, sont de plus en plus fermés aux opinions qui contredisent le statuquo. À York, l’association étudiante reçoit des « F » partout sur le tableau de bord de tolérance pour la diversité d’opinion.

            Ce que ces gens ignorent est que la recherche prouve certainement que ceux qui participent au débat politique et qui sont exposés aux opinions contraires sont moins radicaux que ceux qui ne le font pas. L’isolement politique parmi les jeunes contribue à la polarisation, la peur et la retraite du libéralisme dans le discours public. Malheureusement, c’est cette retraite qui a provoqué l’avènement de l’identité, au lieu des valeurs démocratiques, de devenir pôle de la vie politique. Le mouvement populiste de nos jours n’est que la manifestation d’une identité en crise.

            Chez nous, on devrait se rendre compte de la réalité de la jeunesse née après la guerre, dans ce système libéral et paisible. Il y a encore du travail à faire afin de perfectionner notre démocratie. Ce qu’il faut comprendre, surtout, c’est qu’il existe des raisons pour lesquelles la démocratie se trouve en danger par le populisme et le socialisme, mais qu’en ce moment, ces deux idéologies ne constituent pas des solutions réelles aux problèmes auxquels on fait face.


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