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Pro Tem est le journal bilingue du Collège Glendon. Ayant été fondé en 1962, nous sommes la publication la plus ancienne de l’Université York ainsi que le premier journal bilingue en Ontario. Tout le contenu est produit et édité par les étudiants, pour les étudiants.

La Finlande : championne de l’éducation

La Finlande : championne de l’éducation

Peu d’étudiants ontariens qui souhaitent enseigner savent que la Finlande est réputée pour avoir l’un des meilleurs systèmes d’éducation au monde, surtout aux niveaux élémentaire et secondaire.

            Le pays scandinave obtient, depuis plusieurs décennies, d’excellents résultats scolaires au niveau national et mondial. En outre, le taux d’élèves qui obtiennent leur diplôme d’études secondaires est de 99,7 % (HuffPost Québec).

            Le système en Finlande est très distinct du système en Ontario, et ce grâce à plusieurs facteurs. Par exemple, selon HuffPost Québec, la scolarité obligatoire commence à l’âge de 7 ans en Finlande. Les élèves passent cinq heures à l’école et font plusieurs pauses. Ils ont moins de travaux à faire à la maison et ne passent aucun test normalisé, à part quand ils ont 16 ans.

            De plus, alors qu’en Ontario, les enseignants n’ont besoin que d’un diplôme d’enseignant, les enseignants des 6 premières années possèdent une maîtrise en sciences de l’éducation, et les enseignants des deux dernières années possèdent une maîtrise dans leur discipline ainsi qu’un diplôme pédagogique (HPQ). Ils possèdent ainsi un rôle social extrêmement important.

            Katriina Tikanmäki, étudiante finlandaise à l’université de Jyväskylä que j’ai rencontrée pendant mon échange en France, répond à certaines questions à propos du système d’éducation finlandais.

Comment sont divisés les différents niveaux d’étude?

            L’enseignement fondamental et obligatoire est divisé en deux : les classes 1 à 6 (quand l’élève a entre 7 et 12 ans) et les classes 7 à 9 (quand l’élève a entre 13 et 16 ans). Après l’école fondamentale, les élèves ont deux choix d’éducation de second degré : le lycée ou la formation professionnelle, qu’ils fréquentent pendant trois ans. Après les études de second degré, il est possible de poursuivre des études supérieures, soit aux écoles supérieures professionnelles ou à l’université.

Quelle attitude les Finlandais ont-ils en général par rapport à l’éducation? Et toi, qu’en penses-tu?

            Je dirais qu’en général, les élèves finlandais ne voient pas ce qui rend le système d’éducation finlandais si spécial. Quant à moi, ce n’est que quand j’ai entrepris mes études à l’université que j’ai compris qu’en Finlande on fait beaucoup de recherche sur l’éducation et que les enseignants sont très motivés à bien enseigner.

Selon toi, qu’est-ce qui fonctionne bien dans ce système?

            Puisqu’il n’y a presque pas de devoirs, les enfants ont beaucoup de temps libre pour jouer et avoir des passe-temps. On encourage les élèves à jouer des instruments, à faire du sport et de l’art, etc., dès le début de leur parcours scolaire. On les initie aussi aux travaux manuels, tels que l’utilisation d’une machine à coudre ou d’un marteau, et on les initie un peu plus tard aux travaux ménagers, tels que la cuisine.

            Je pense qu’en Finlande, les enfants sont libres d’être enfants pendant plus longtemps. Le métier d’enseignant est très respectable en Finlande et on fait confiance aux enseignants, même s’ils ne mettent pas tous à jour leurs méthodes d’enseignement.

Trouves-tu que le système finlandais t’a servi dans ta vie d’adulte et d’employée?

            Je dirais qu’à l’enseignement fondamental, j’ai acquis les connaissances nécessaires pour poursuivre mes études, en premier au lycée et ensuite à l’université. Avoir appris comment effectuer des tâches ménagères m’a beaucoup aidée dans ma vie quotidienne. Même si j’ai reçu beaucoup de soutien scolaire entre les classes 7 et 9, je ne savais pas ce que je voulais faire après mes études. C’est une des raisons pour lesquelles je suis allée au lycée. J’ai acquis des connaissances générales et j’ai eu trois ans de plus pour décider ce que je voulais faire plus tard.

Tu envisages d’enseigner les langues. Si tu deviens enseignante ailleurs qu’en Finlande, emploieras-tu les méthodes d’enseignement finlandaises?

            Selon moi, tout enseignant doit guider ses élèves et les aider le plus possible. En parlant avec ses élèves, il ou elle peut trouver les modes d’apprentissage et d’enseignement que ces derniers préfèrent et les thèmes qui les intéressent le plus. Bien sûr, il faut aussi aborder des sujets « moins intéressants », mais les élèves devraient pouvoir dire ce qu’ils pensent de la façon dont ces sujets sont enseignés, par exemple.

            Je trouve que la meilleure façon d’enseigner est de laisser les élèves découvrir des choses eux-mêmes. Il ne faut pas donner de réponses prêtes, mais plutôt poser des questions aux élèves pour qu’ils puissent penser aux réponses possibles. Je trouve également qu’il est important de laisser les élèves travailler en petits groupes et de les laisser réfléchir ensemble. L’objectif est que tous les élèves aient la possibilité de penser par eux-mêmes et de s’exprimer à leur façon, même si ce n’est pas nécessairement devant toute la classe.

            Je ne sais pas si ce sont vraiment des méthodes d’enseignement finlandaises. Pour moi, ce sont des méthodes efficaces que j’ai apprises à l’école, au cours de ma formation d’enseignant et même à l’étranger, donc j’enseignerai probablement de cette façon.

            Le modèle d’éducation finlandais met véritablement l’accent sur la réussite globale des élèves, même en dehors de la salle de classe. L’école élémentaire catholique au Cœur d’Ottawa, qui a ouvert ses portes en 2017, a adopté certaines méthodes d’éducation finlandaises. Reste à voir si tous les élèves ontariens pourront un jour bénéficier d’un modèle d’éducation aussi progressif.


Source : « En Finlande, un système d’éducation au cœur de débats mondiaux. » HuffPost Québec, 19 mai 2018, www.quebec.huffingtonpost.ca/monde68/en-finlande-un-systeme-deducation-au-coeur-de-debats-mondiaux_a_23424655/.


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