La place de l’écriture dans le parcours littéraire

On entend souvent parler de l’importance de maîtriser plus qu’une langue, soutenant que cela est une preuve notable d’intelligence en soi. En Ontario surtout, la connaissance du français s’avère un atout qui distingue incontestablement un bon candidat d’un excellent candidat dans le monde du travail. Néanmoins, écrire des histoires, des contes ou des poèmes, une activité qui exige d’abord et avant tout un esprit créatif, demeure peu valorisé.

Il y a très peu d’options de cours centrés sur la création littéraire dans le programme de premier cycle d’études françaises à Glendon. Présentement, si l’on se fie au catalogue de cours offerts pour l’année 2016-2017, il n’y en a que deux, soit FRAN 3712 3.00 Stylistique française II : écriture d'une nouvelle et FRAN 4277 3.00 Écriture narrative. Cependant, FRAN 3712 est offert uniquement aux étudiants francophones. Cela limite les options des étudiants du programme qui ne sont pas francophones mais qui désirent tout de même suivre un cours d’écriture en français. Par ailleurs, le manque de cours d’écriture empêche aux étudiants qui s’intéressent à la littérature française et francophone de s’immerger et de se découvrir dans la littérature.

La création littéraire devrait être nécessaire à l’obtention d’un baccalauréat en littérature française. Elle constitue un excellent moyen de mettre ses capacités intellectuelles et artistiques au défi, en ce qu’elle oblige les étudiants à penser non pas de manière critique, mais plutôt de manière créative et abstraite. Le fait d’écrire une nouvelle ou un poème permet aux étudiants de sortir des lieux communs, de produire un travail qui ne comporte ni introduction, développement et conclusion. De plus, la création littéraire pourvoit les étudiants d’une voix et leur fait prendre connaissance des distinctes façons de s’exprimer à l’écrit.

Or, de notables enjeux empêchent que ce type de projet soit réalisable au premier cycle à Glendon, du moins pour l’instant. Malgré le fait que le département d’études françaises soit l’un des départements les plus importants de Glendon, les ressources nécessaires à ce type de projet ne suffisent pas. Par contre, si l’écriture vous tient véritablement à cœur, il existe d’autres façons de s’y prendre: vous pouvez participer à des concours d’écriture ou compléter une maîtrise en création littéraire.

Chaque année, le département d’études anglaises de l’Université York organise un concours d’écriture. Le prix pour la catégorie d’écriture en français s’intitule « The Lorna Marsden Prize for Creative Writing in French », et fait partie du concours de York depuis 2014. Tout étudiant de York a le droit d’y participer. Ce concours, quoique très peu médiatisé, est un concours qui permet aux étudiants d’études françaises à Glendon de se démarquer tout en pratiquant leurs compétences d’écriture.

Le collège Glendon possède également un programme de maîtrise en études françaises qui offrait auparavant deux champs de spécialisation : la littérature et la linguistique. Le programme de littérature est structuré autour des théories et champs littéraires, des écrits de femmes et du rapport entre la littérature et la société. À partir de l’année prochaine, un programme de maîtrise en création littéraire offrira un répertoire de cours axés non seulement sur la littérature, mais également sur la création littéraire, tel que le cours 5243 3.0 Écriture poétique.

Même si au premier cycle, les étudiants de Glendon n’ont pas la possibilité de suivre plusieurs cours d’écriture, lesquels seraient très utiles, voire impératifs à leur cheminement dans le domaine de la littérature, le concours d’écriture Lorna Marsden et le programme de maîtrise en création littéraire leur sont disponibles. Petit à petit, l’intérêt de l’écriture se faufile dans le parcours académique des passionnées de la littérature de Glendon, mais il faut que les cours offerts à Glendon répondent davantage aux intérêts des étudiants.