Pro Tem is the Bilingual Newspaper of Glendon College. Founded in 1962, it is York University’s oldest student-run publication, and Ontario’s first bilingual newspaper. All content is produced and edited by students, for students.

---

Pro Tem est le journal bilingue du Collège Glendon. Ayant été fondé en 1962, nous sommes la publication la plus ancienne de l’Université York ainsi que le premier journal bilingue en Ontario. Tout le contenu est produit et édité par les étudiants, pour les étudiants.

L’anxiété face à la participation en classe : un problème commun

L’anxiété face à la participation en classe : un problème commun

Vous êtes rendus à la partie « séminaire » de votre cours et, comme d’habitude, le professeur mène la discussion en posant des questions. Vous savez bien que la participation compte pour la note finale et même si vous connaissez la réponse ou vous avez des commentaires à ajouter, la peur vous paralyse. Peu importe les efforts que vous y consacrez – la sueur, les larmes, les palpitations de cœur – vous êtes physiquement incapable de lever la main et de parler en classe. Il faut que vous sachiez que vous n’êtes pas seul : l’anxiété associée à la participation en classe affecte de nombreux étudiants.

Je croyais pendant longtemps être la seule étudiante pour qui parler spontanément en classe était une source de stress. Depuis toujours, je répète mille fois dans ma tête ce que je veux dire avant de le communiquer oralement, afin qu’on ne me juge pas. Parfois, je répète ce que je veux dire pendant tellement longtemps que ce n’est plus le moment d’intervenir. Si j’arrive à faire un commentaire, mon cœur bat fort, ma voix tremble et je me sens étourdie. Comme c’est devenu quelque chose de normal pour moi, j’ai appris à accepter que mon style d’apprentissage est passif, ce qui n’est pas du tout une mauvaise  chose ; tout le monde apprend à sa façon.

Cependant, cette année, mon niveau de stress face à la participation en classe s’est accru car j’ai suivi des cours dans lesquels la participation comptait pour la note finale. N’ayant pas d’autre choix que d’essayer de participer, j’étais angoissée avant, durant et après chaque cours. Malgré tout, ces cours m’ont donné l’occasion de rencontrer beaucoup d’étudiants qui partageaient les mêmes sentiments que moi, ce qui m’a fait comprendre que je ne suis pas la seule à se sentir ainsi.

Gabriella Giordan, étudiante à Glendon, m’a exprimé sa frustration : « Participer en classe me stresse énormément car je suis plutôt réservée. J’ai certainement des idées à partager, mais pas de manière orale. Lever ma main et énoncer quelque chose que l’enseignant identifiera potentiellement comme faux provoque en moi un sentiment d’incapacité complète. À l’écrit, au moins, un ‘X’ rouge est beaucoup plus facile à accepter. » J’ai aussi parlé à une de mes camarades de mon cours d’histoire dans lequel la participation compte pour 20%. Elle a affirmé : « Tellement de progrès a été fait dans la dé-stigmatisation de la santé mentale, mais il faut accommoder les étudiants qui souffrent d’anxiété ou qui se stressent facilement. Je sais que mes notes pourraient être meilleures si seulement je participais plus en classe, mais ce n’est pas quelque chose que je peux contrôler. »

Il y a plusieurs d’étudiants qui nous entourent et qui ont secrètement ce même problème. C’est pour cela qu’il faut que nous nous unissions pour sensibiliser les professeurs aux effets de l’anxiété en classe afin qu’ils puissent aider les étudiants. De nombreux étudiants sont d’accord que la participation ne devrait pas valoir un grand pourcentage. Mais où faut-il fixer des  limites ? Je trouve intéressant que dans mon cours de français, la participation en classe n’est pas évaluée, alors que dans mon cours d’histoire, 20% de la note finale est consacré à la participation. Bien que la participation en classe soit importante et avantageuse pour certains étudiants, les professeurs devraient peut-être trouver une façon plus réaliste et juste de distribuer les notes selon le type de cours.

Il est aussi important d’offrir des alternatives. Par exemple, quoique mon professeur d’histoire nous encourage fortement à participer en classe, il nous a précisé au début du semestre que tous ceux qui sont trop timides ou pour qui la participation est stressante peuvent lui envoyer un courriel avant le cours avec des commentaires sur les lectures. Je m’efforce de réduire mon anxiété tout en me forçant à lever la main au moins une fois par semaine, mais cela ne suffit pas pour obtenir une bonne note de participation. Ainsi, il est bénéfique de pouvoir démontrer, par courriel, que l’on a complété les lectures et que l’on est bien préparé pour le cours.
Il faut alors que les professeurs prennent en compte toutes les diverses situations dans lesquelles se trouvent leurs étudiants et qu’ils fassent une distribution de notes aussi juste que possible. Grâce à la création d’une atmosphère positive et détendue en classe, tout étudiant souffrant d’anxiété aura l’occasion d’étudier dans un environnement favorable à sa réussite académique.

La conquête du toit des Amériques

La conquête du toit des Amériques

Hugs ‘n’ Chips Bread Pudding

Hugs ‘n’ Chips Bread Pudding