Pro Tem is the Bilingual Newspaper of Glendon College. Founded in 1962, it is York University’s oldest student-run publication, and Ontario’s first bilingual newspaper. All content is produced and edited by students, for students.

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Pro Tem est le journal bilingue du Collège Glendon. Ayant été fondé en 1962, nous sommes la publication la plus ancienne de l’Université York ainsi que le premier journal bilingue en Ontario. Tout le contenu est produit et édité par les étudiants, pour les étudiants.

Le manque de compréhension envers les immigrants handicapés au Canada

Le manque de compréhension envers les immigrants handicapés au Canada

Les immigrants ayant un handicap affrontent des défis auxquels les travailleurs sociaux ne font pas assez attention. Les parents et la famille des immigrants d’un enfant ayant un handicap doivent s’adapter à la fois à un nouveau pays et aux difficultés particulières de l’enfant. Ils ont des difficultés à obtenir des services tels que le transport, de l’aide avec les études et des services de santé physique et mentale. De plus, ces immigrants se font souvent discriminer.
En juin 2018, le gouvernement libéral du Canada a finalement renoncé à la loi d’inadmissibilité rejetant ceux qui ont des conditions de santé risquant d’entraîner un « fardeau excessif » pour les services sociaux ou de santé. Pour cette raison, il est probable que la société canadienne verra beaucoup plus d’immigrants ayant un handicap s’installer au Canada à l’avenir. Il faut donc que l’on s’informe sur leurs problèmes. Or, malgré l’augmentation du nombre d’immigrants au Canada, peu d’études traitent de la condition particulière des immigrants avec un handicap et de leurs parents.
L’abondance de services et d’établissements s’avère déconcertante pour les nouveaux arrivants ayant un handicap et leurs parents ou aidants. Isolés, ces derniers ne savent souvent pas vers qui se tourner. Les professionnels médicaux et les intervenants présentent aux parents des informations à propos de la santé et de la vie quotidienne  dans une langue qu’ils ne comprennent pas complètement, et selon des perspectives culturelles qui sont différentes des leurs. Puisque les services sociaux au Canada se basent en général sur des idéologies occidentales, les travailleurs sociaux risquent d’être très méfiants de la situation des immigrants handicapés, ce qui va à l’encontre du climat de confiance que ces derniers recherchent. De plus, les travailleurs sociaux et les médecins peuvent parfois donner l’impression aux familles qu’ils ne font plus partie du développement de leur enfant.
La présence des proches et le soutien que ces derniers offrent aux enfants handicapés influent de manière considérable sur la décision des parents de chercher ou non les services personnels, pour lesquels ils doivent peut-être payer. S’ils sont loin du reste de leur famille, les immigrants handicapés sont obligés de trouver d’autres façons de répondre à leurs besoins. Ils peuvent communiquer avec eux par téléphone ou même attendre qu’un membre de leur famille effectue un déplacement provisoire, ce qui risque de nuire aux relations familiales. Cependant, la situation est plus compliquée que cela. Les parents des enfants handicapés sont culpabilisés par les autres, selon certaines cultures et croyances. Parfois, la famille et la communauté d’origine marginalisent et rejettent les enfants ayant un handicap et leurs parents. Dans de telles situations, recourir à l’aide de professionnels semble être le seul moyen de résoudre le problème.
Il faut ainsi absolument que les travailleurs sociaux se posent plus de questions sur ce sujet et redoublent d’efforts pour aider les immigrants ayant un handicap.

Still

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Government Commitments: What are they Worth?

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