Pro Tem is the Bilingual Newspaper of Glendon College. Founded in 1962, it is York University’s oldest student-run publication, and Ontario’s first bilingual newspaper. All content is produced and edited by students, for students.

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Pro Tem est le journal bilingue du Collège Glendon. Ayant été fondé en 1962, nous sommes la publication la plus ancienne de l’Université York ainsi que le premier journal bilingue en Ontario. Tout le contenu est produit et édité par les étudiants, pour les étudiants.

L’élimination des frais de scolarité : illusoire

L’élimination des frais de scolarité : illusoire

Je serai franche : non, je ne crois pas que l’élimination des frais de scolarité soit possible. Je comprends qu’il est difficile payer les frais de scolarité. Je n’examine pas cette question d’un point de vue élitiste. Grâce au programme RAFÉO (OSAP en anglais), je paie mes propres frais de scolarité. Dans un monde idéal, il serait très agréable de ne pas avoir à payer ces coûts. Cependant, lorsque les étudiants se mobilisent pour éliminer ces coûts, je ne pense pas qu’ils prennent en compte les conséquences d’une telle mesure.

Tout d’abord, j’estime que si les études universitaires étaient gratuites, les cours et les programmes disponibles seraient différents et probablement beaucoup plus limités. Plusieurs personnes sont de l’avis que les diplômes d’arts libéraux ne sont pas « utiles ». La plupart des étudiants en arts libéraux sont habitués qu’on leur demande ce qu’ils feront de leurs études. Avec ces jugements en tête, imaginez si les universités étaient entièrement financées par le gouvernement. Dans ce scénario, pour couvrir les coûts de l’université, il faudrait soit minimiser le budget, soit augmenter les impôts. Bien qu’il soit possible de combiner les deux options, je pense qu’il est plus probable que les universités réduisent leurs budgets. Dans les écoles publiques, lorsqu’il y a des réductions budgétaires, il est normal qu’on élimine en premier les programmes d’arts. Cependant, je me rends compte que ce n’est pas en soi un argument convaincant, car les étudiants ne poursuivent pas tous des études en arts libéraux.

À l’heure actuelle, il est courant d’être accepté à l’université. Évidemment, il est plus difficile d’être admis à certains programmes. Cependant, si l’on a des notes décentes à l’école secondaire, il y a de fortes chances que l’on soit admis à un programme universitaire. Je pense que cela est une bonne chose, particulièrement ces temps-ci, puisqu’il devient de plus en plus difficile de trouver un emploi sans un diplôme universitaire ou collégial.

Le fait qu’il soit plus facile d’être admis à l’université permet aux gens de poursuivre des études supérieures avec moins d’obstacles scolaires. Les universités publiques d’autres pays sont difficiles d’accès, car elles exigent des notes élevées et dans certains cas, des examens d’entrée. Il est difficile d’être admis à ces universités car les études y sont gratuites et par conséquent, on n’y accepte que les meilleurs étudiants. S’il était gratuit d’étudier en Ontario, il serait beaucoup plus difficile pour les étudiants de poursuivre des études supérieures.

Je pense que le système qui était en place avant les changements de Ford constituait un compromis équitable. Grâce au programme RAFÉO, les étudiants ontariens de familles à faible revenu ont pu avoir accès à des subventions qui couvriraient les frais de scolarité. Cela offrait un enseignement gratuit aux étudiants qui en avaient le plus besoin. Il est vrai que le programme RAFÉO est un système partiellement défectueux, car il n’aide pas les étudiants qui viennent de familles à revenu élevé qui sont néanmoins responsables de payer leurs propres frais de scolarité. Cela a toutefois aidé les étudiants qui avaient le plus besoin d’aide financière. Encore une fois, il s’agissait d’un bon compromis.

Après les modifications apportées par Ford aux études postsecondaires, l’on se rend compte des désavantages qu’entraîne la réduction des frais de scolarité. La réduction de 10 % des frais de scolarité a entraîné l’élimination des subventions du programme RAFÉO. Bien que cela ne prouve rien sur les conséquences de la gratuité de l’enseignement, puisqu’il ne serait pas nécessaire de recourir à une aide financière s’il n’y avait pas de frais, ça signifie qu’il y a des concessions. L’aide financière entraîne donc, ironiquement, plus de désavantages que d’avantages.

Les étudiants se rassemblent pour demander des cours gratuits. Or, je me demande d’où proviendra l’argent. Certes, peu de gens veulent payer leurs frais de scolarité ou penser à rembourser leurs prêts étudiants. Cependant, je reconnais la valeur de ce que je paie. Je me rends compte que c’est peut-être un parti pris de ma part. Cependant, je crois que si les universités ontariennes supprimaient les frais de scolarité, tous les étudiants se rendraient compte des conséquences négatives que ce changement aurait sur leur éducation.


ATTENTION: PRINCIPAL’S OFFICE, York University

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