L’État islamique continue à frapper. Que faire? (Partie 2)

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Invité au Collège Glendon de l’université York en 1990 à Toronto, Roger Garaudy nous annonçait, avec grand enthousiasme, que l’avenir appartenait à l’Islam. Je lui avais donné tort à l'issue d'un petit débat qui s’en était suivi. Avait-il raison?

L’AFP nous apprend, en ce 1er juillet 2017, que près de 400 000 personnes ont fui Marawi, une ville du sud des Philippines occupée par un groupe islamiste. Considérée comme la capitale musulmane de ce pays majoritairement catholique, Marawi s'est transformée en une ville fantôme après l’assaut du 23 mai par des militants ayant prêté allégeance au groupe État islamique.

Les attentats terroristes sporadiques de militants islamistes en Europe ou en Amérique continuent à surprendre une population nord-atlantique naïve et des leaders politiques hypocrites, mais la population de l’Asie occidentale, baptisée «Moyen-Orient» par le colonialisme anglais, en est victime quasi-quotidiennement. Cette population demeure perturbée par les deux forces agressives et meurtrières que sont l’Islam fondamentaliste et le mercantilisme à outrance, en particulier le complexe militaro-industriel et financier étasunien. Les deux sources de violence forment deux faces d’un même Janus guerrier et criminel; l’un ne va pas sans l’autre.

Que faire? Idéalement, nous avons besoin d’une révolution mondiale tous azimuts! Notre système de vie économique, politique, social et moral est en crise. Comme début, en ce qui concerne la question directement liée au terrorisme islamiste, il faudrait:

1) Que les troupes de l’Otan dirigées par les militaires étasuniens quittent le Moyen Orient qu’elles ont physiquement et officiellement investi depuis 16 ans, causant la création de l’État islamique et le présent chaos meurtrier en résultant; et que le complexe militaro-industriel se transforme en une industrie pacifique, spatiale par exemple, et cesse d’écouler sa marchandise militaire dans la région par centaines de milliards de pétrodollars.

2) Que la superpuissance hégémonique anglo-américaine, belliqueuse et mercantiliste, permette au «Moyen Orient» de redevenir une «Asie occidentale» traçant ses propres frontières naturelles de paix, et formant sa propre Union d’Asie occidentale à l’image de l’Union européenne. Qu’elle cesse de promulguer l’Islamisme à la Saoudite ou autre.

3) Qu’une réforme révolutionnaire de l’Organisation des Nations Unies soit faite pour qu’elle devienne digne de son nom et de sa raison d’être, celle de contribuer à la paix et au développement mondial. Un gouvernement canadien indépendant et pacifiste pourrait en prendre l’initiative.

4) Que l’on tarisse les sources financières et celles en armement du terrorisme islamique, grâce à cette Onu révolutionnée qui aura son mot à dire. Ainsi, dans ce nouvel ordre mondial pacifique, que l’on déclare le Qatar et les Émirats Arabes territoires de l’Onu qui deviendra propriétaire de toutes les ressources pétrolières. Et que ce ne soit qu’un début pour que les ressources stratégiques naturelles non-renouvelables cessent d’être propriété privée, dilapidée et polluantes, pour devenir propriété sacrée et à protéger de l’humanité.

5) Ce ne sera qu’une des nombreuses mesures révolutionnaires d’une véritable ONU qui aura les ressources nécessaires pour lutter contre l’empoisonnement croissant de notre environnement planétaire, la pauvreté et les inégalités excessives structurelles. La pollution, la pauvreté et les inégalités structurelles sont nos difficultés essentielles et méritent aussi notre attention. Le renouveau d’un Islam politique militant et meurtrier, depuis les années 70, n’apparaît que comme l’antithèse négatrice du système moderne européen semi-millénaire, système qui a permis un bond inouï d’innovations, mais qui a été également marqué par le colonialisme, l’impérialisme, l’esclavage, les tueries de populations indigènes, de gigantesques guerres mondiales, et qui apparaît de plus en plus destructeur et corrompu.

6) Du combat-coopération schizophrénique entre l’Islamisme et le mercantilisme, devraient surgir les fondements d’une nouvelle société planétaire munie d’une nouvelle religion universelle raisonnable et compatissante, fondée sur la vérité et la science affectueuse. En effet, ce n’est pas en respectant les vieilles sornettes des vieilles religions violentes, intolérantes et illogiques héritées de nos aïeux de tous bords que l’humanité que nous atteindront la paix. La paix ne sera pas achevée par le respect des trois croyances abrahamiques - judaïsme, christianisme et Islam - vieilles sources parmi nos violences les plus meurtrières qui, malheureusement, dominent encore l’esprit de la société. Dès lors, il faudra interdire le bourrage de cerveau des enfants de ces vieilles religions folkloriques, dangereuses et meurtrières.

7) Certes, il nous faut nous respecter Juifs, Chrétiens, Musulmans, Hindous, Bouddhistes, Athés, Scientologues, etc, mais nous ne devons pas encourager le sectarisme. Il nous faut aussi une nouvelle croyance religieuse universelle ayant la «fumanité» (la femme et l’homme ensemble) et la Nature, comme objets de notre dévotion; une religion universelle que nous portons tous au fond de nous-mêmes, que chacun porte au fond de soi, respectant le principe moral de réciprocité, la règle d’or : « traiter les autres comme l’on voudrait être traité. » Ce sont ces principes universels qui devraient constituer l’essentiel des sermons dans tous les synagogues, dans toutes les églises et mosquées, dans tous les temples de notre société planétaire. Que le sectarisme ne soit pas encouragé.

Désaliénons-nous de notre état d’esprit économiste en faveur d’un nouvel état d’esprit pacifiste. Libérons-nous de l’oppression criminelle du système purement marchand d’économie qui propage cupidité, malhonnêteté, mensonges, et violences. Bâtissons ensemble un nouveau système de bien-être, de solidarité «fumaine» et de communion planétaire.