Nuit Blanche : Les Torontois échangent une nuit de sommeil pour une nuit d’art

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Comme vous le savez très bien, le weekend le plus attendu pour les « fans » de l’art à Toronto vient d’avoir lieu. Parmi les nombreux spectateurs qui ont participé à l’évènement du coucher au lever du soleil, il est évident que très peu de personnes ont pris la peine de dormir ce samedi 30 octobre.
Pendant toute la nuit, l’édition 2017 de la Nuit Blanche a transformé les lieux emblématiques de notre ville. Des artistes du monde entier se sont rejoignit à Toronto pour exposer leurs projets d’art, tous concentrés sur le thème « Beaucoup de futurs possibles » (Many Possible Futures). Il a eu quatre expositions principales et de nombreuses petites expositions dispersées dans la ville. En tout, 90 projets artistiques étaient dispersés dans le centre-ville de Toronto.
Quelques lieux clés où se trouvait une grande masse concentrée de gens étaient Dundas Square, Nathan Phillips Square, Queens Park et ses alentours. L’Ouest du centre-ville était aussi plein d’installations, dont des sculptures, de la musique et des lumières. Sur la rue Bay, une exposition a fait hommage à la fois aux Premières nations et à David Bowie en présentant une interprétation du titre « Life of Mars » de David Bowie dans une langue des premières nations. Le reflet d’une culture dans l’art a bien illustré la ville cosmopolite où nous habitons.
De plus, certains artistes ont voulu rappeler, par leurs œuvres, les révolutions politiques de différents pays au cours du dernier siècle. Ils ont soulevé les périodes et des évènements qui ont marqué l’histoire de certains pays, notamment les années 60 à Cuba et les années 70 en France (surtout à Paris). Ils ont aussi soulevé des thèmes qui provoquent le débat comme l’immigration à Toronto. Plusieurs musées et institutions ont ouvert leurs portes jusqu’aux petites heures du matin pour présenter des expositions comme le projet « Look Forward » du Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO).
Les parties caractéristiques de l’art urbain au centre-ville n’ont pas été oubliées; il y a eu des séries de projets qui se sont développés pendant toute la nuit à Graffiti Alley. Pour les amoureux du film, Toronto a accueilli une exhibition de Netflix qui a beaucoup influencé le festival d’arts. Pour satisfaire au public qui attend avec impatience la deuxième saison de la série télévisé « Stranger Things, » le service de diffusion a recréé le monde « Upside Down ». L'expérience interactive a fait parcourir les visiteurs à travers la passerelle souterraine près de Osgoode Hall, où ils ont dû se glisser dans des vêtements de formes dangereuses pour les protéger d'une substance gluante, semblable au sirop d'érable. En tout, Nuit Blanche a présenté des installations interactives qui ont su toucher et impressionner des gens qui portent toutes sortes de bagages culturels différents.