Thérapie canine

 Photo: Kaitlin Kenny

Photo: Kaitlin Kenny

Il existe environ 6.4 millions de chiens au Canada, et chacun d’eux est unique à sa façon. Contrairement aux chats, les chiens sont capables de comprendre les émotions des êtres humains et sont donc utilisés dans un contexte thérapeutique. Je vais vous présenter mon chien, Micky Moomer.

Micky est mon chien à Thunder Bay. Il est un énorme malamute d’Alaska et husky qui pèse environ 90 livres. Ses yeux sont bleus et bruns, son poil est noir, gris et blanc, et il y a une flèche grise sur son museau. Après la mort de notre chienne Ginger il y a huit ans, ma famille et moi cherchions une chienne de taille moyenne âgée d’au moins deux ans. Mon père soutenait qu’il voulait une chienne, et non pas un chien. Selon moi, il voulait un clone de Ginger. Ginger était sa chienne et elle n’obéissait à personne d’autre que lui, comme elle était maltraitée par ses anciens propriétaires. Nous avons fini par adopter un chiot mâle âgé de trois mois. Il était extrêmement gentil et adorable depuis le début. Même mon père n’a pas pu résister à son regard de chien battu.

Ce chien a transformé ma vie. J’ai été témoin de crime plusieurs fois, même dans mon propre voisinage. Par exemple, mes voisins ont été cambriolés et quelqu'un a essayé d'entrer dans le camion de mon père par effraction, entre autres évènements. Micky est fragile, mais il est aussi un chien protecteur. S’il sent que nous ne sommes pas à l’aise ou que nous sommes en danger, il gonfle son corps et adopte le rôle de chien de garde. Une fois, des gangsters se sont approchés de moi et à la seule vue de Micky, ils sont partis. Micky me pourvoit d’un sens de sécurité qui est tout nouveau pour moi.

Micky m’aide à me sentir mieux. En tant que personne bipolaire qui possède le trouble de la personnalité limite (TPL), il m’est souvent très difficile de réguler mes humeurs et de me lever le matin si je suis très déprimée. Quand je ne veux pas sortir de ma chambre, mon chien m’oblige à sortir faire une promenade et à sourire. Il n’est pas capable de me guérir, mais il essaie constamment de m’aider.

C’est un fait psychologique que les chiens aident les gens qui souffrent de dépression, d’anxiété, de bipolarisme, de TPL, de schizophrénie ainsi que de problèmes liés au stress. Les chiens sont de fantastiques compagnons pour les personnes souffrant de troubles mentaux, mais ils le sont aussi pour les personnes qui n’en souffrent pas.

Micky Moomer est mon chien, mon thérapeute, mon compagnon de sport et mon meilleur ami. Quand nous ne sommes pas ensemble, je me demande ce que je fais sans lui. Micky complète ma famille, et je lui en serai toujours reconnaissante.