Une entrevue avec Julie Lacombe, ancienne étudiante de Glendon

Q : Parle-nous un peu de ce que tu as fait quand que tu étais étudiante à Glendon – ton programme d’étude, les clubs auxquels tu as participé, ton échange à Laval.

R : J’ai obtenu un baccalauréat en psychologie et sociologie à Glendon en 2008. J’ai fait mes études primaires et secondaires en français à Toronto et j’ai choisi de poursuivre mes études dans une université francophone. Je suis fière d’être franco-ontarienne et continuer mes études en français était primordial pour moi.  

Au cours de ma troisième année d’université, j’ai choisi de faire un échange d’un an à l’Université de Laval à Québec et ça a été une expérience académique et sociale très enrichissante. Malheureusement, à Glendon, les cours de travail social s’offraient seulement en anglais à ce moment-là, alors j’ai eu l’occasion de prendre pleins de cours intéressants dans ce domaine, ainsi qu’en criminologie et en création littéraire. Cette expérience m’a aussi permis d’approfondir ma connaissance de la langue française et de me sentir vraiment à l’aise dans ma langue maternelle, surtout au niveau social.

Glendon m’a aussi permis de terminer ma quatrième année à l’Université d’Ottawa, où j’avais l’intention de poursuivre mes études en enseignement l’année suivante. Ils ont été flexibles et m’ont permis d’étudier à trois universités au cours de mon baccalauréat de 4 ans. Cela m’a permis de savoir ce que je voulais faire et où je voulais vivre plus tard.

 

Q : Glendon te manque-t-il ? Y a-t-il quelque chose que tu regrettes de ne pas avoir fait pendant que tu étudiais ici ?

R : Mon premier regret est de ne pas avoir vécu en résidence. Puisque je suis née à Toronto et que ma famille y vivait, j’ai pu économiser beaucoup d’argent en vivant à la maison. Heureusement, l’échange que j’ai fait à l’Université Laval au cours de ma troisième année d’étude m’a permis d’avoir cette expérience.

Mon deuxième regret est de ne pas avoir participé davantage aux clubs et aux activités à Glendon. J’ai quand même contribué au journal Pro Tem en y publiant quelques poèmes. De plus, grâce à des rencontres à Glendon, j’ai participé au programme Odysée qui m’a présenté au monde de l’enseignement en me permettant de travailler dans les écoles où je préparais et animais des activités. Cela a été une expérience marquante dans ma vie puisque c’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que je voulais être enseignante.

 

Q : Que fais-tu présentement ?

R : J’entame ma huitième année en tant qu’enseignante au primaire dans une école francophone à Toronto, mais j’ai fait beaucoup de chemin depuis que j’ai quitté Glendon. Le fait d’avoir vécu dans trois différentes villes au cours de mon baccalauréat a développé en moi un sens de l’aventure, une débrouillardise et un désir d’explorer. J’ai été enseignante à Toronto pendant deux ans. Par la suite, j’ai vécu pendant quatre ans à Québec, où j’ai enseigné dans une école trilingue. J’ai voyagé au Costa Rica au cours de l’année scolaire 2015-2016, où j’ai travaillé dans une petite école privée sur le bord de la côte pacifique.

 

Q : Comment est-ce que Glendon t’a aidé à trouver ta voie ?

R : Glendon m’a d’abord aidé en offrant des cours en français. Cela m’a permis de rester dans ma ville natale près de ma famille, d’économiser beaucoup d’argent et d’explorer les domaines qui m’intéressaient dans ma langue maternelle. J’ai eu des professeurs motivés qui m’ont poussé à faire du mieux que je pouvais. Le programme d’échange m’a permis d’aller à la découverte de mon héritage francophone, d’accéder à plusieurs cours fascinants qui m’ont marqué et de gagner beaucoup de confiance et de ténacité face à la vie. En quittant Glendon, je me sentais prête à affronter le monde et à surmonter quelconques obstacles pour réaliser mes rêves.

 

Q : Que conseilles-tu aux étudiants de Glendon ?

R : 1. « Follow your bliss ! » C’est toujours important de savoir ce qu’on veut et de se donner les moyens de l’obtenir. Glendon est un lieu incroyable; un lieu où l’on peut se découvrir, tisser des liens d’amitiés qui dureront longtemps et créer un réseau solide. C’est un lieu où l’on peut trouver le soutien et l’encouragement d’une équipe d’enseignants incroyables. C’est un lieu où l’on peut s’épanouir !

2. Allez ailleurs ! Que ce soit dans une ville canadienne ou un pays étranger, voyagez ! Ça a été un grand ajustement pour moi, mais je suis devenue plus forte et plus mature grâce à mes expériences de voyage.


3. Faites partie de la vie de Glendon, participez aux clubs et aux activités de l’école, explorez divers domaines et, surtout, essayez de nouvelles choses !