Pro Tem is the Bilingual Newspaper of Glendon College. Founded in 1962, it is York University’s oldest student-run publication, and Ontario’s first bilingual newspaper. All content is produced and edited by students, for students.

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Pro Tem est le journal bilingue du Collège Glendon. Ayant été fondé en 1962, nous sommes la publication la plus ancienne de l’Université York ainsi que le premier journal bilingue en Ontario. Tout le contenu est produit et édité par les étudiants, pour les étudiants.

Yayoi Kusama: Artiste Japonaise expose à Toronto

Yayoi Kusama: Artiste Japonaise expose à Toronto

 cr: Sandrine Exil

cr: Sandrine Exil

Séduction ou répulsion? Le travail de Yayoi Kusama ne peut laisser personne indifférent. Ceux ayant eu l’occasion de visiter ses expositions vous le diront : on se retrouve soit rebuté par un aspect inquiétant ou enchanté par le charme de son univers. Yayoi Kusama est une légende vivante de l’avant-garde internationale qui a évité les catégorisations de l’art moderne. Son œuvre couvre toute une gamme de chefs-d’œuvre jusqu’à la création de produits issus de la culture pop. Sa carrière protéiforme s’étend sur plus de soixante ans.

Née en 1929 au Japon, elle vit et travaille aujourd’hui à Tokyo. Elle a fait l’objet de nombreuses grandes expositions internationales, comme à New York, Los Angeles et Tokyo (1998), en France, au Danemark et en Corée (2001-2002), à Tokyo (2004-2005), à Rotterdam (2008) et bientôt à Toronto. Du 3 au 28 Mars 2018, Kusama fera paraître sa première exposition en Amérique du Nord à la Galerie d’Art d’Ontario. L’exposition Infinity Mirrors traitent des thèmes de l’infini et le vide.

Le travail de Yayoi Kusama est régi par ses peurs. C’est, dit-elle, suite à ses hallucinations comme enfant, qu’elle a décidé de se consacrer à l’art. Ses œuvres sont composées de motifs à pois ou de miroirs qu’elle répète obsessionnellement à l’infini. Cette folie créatrice est la seule façon dont Yayoi Kusama se libère de ses peurs. Son art est cathartique: en exprimant ses peurs, son angoisse et son désespoir, elle s’en détache.

L’artiste habite dans un asile psychiatrique près de son atelier d’art, où elle continue de peindre ses symboles préférés: des points et des pois multicolores. Dans plusieurs entretiens, elle confirme que les médicaments qu’elle prend ne limitent pas sa créativité et ne l’empêchent pas de peindre. Dans un livre publié en 2001, elle révèle une des hallucinations qui a eu lieu lorsqu’elle travaillait son exposition Dots Obsession. « Mon pinceau a quitté, en dehors de ma volonté, les limites de la toile, et a commencé à recouvrir de pois la table, puis le sol et la pièce entière. Cet incident m’a conduit à suivre le chemin de la sculpture et de la performance ».

Kusama veut que chacun de nous puissent entrer dans son monde et ressentir des émotions fortes. Elle transforme sa souffrance, son désespoir, et ses peurs en une forme d’art très plaisante et fascinante. Pour entrer dans un monde parallèle dont peu d’humains ont la chance d'être témoin, allez visiter l’exposition de Yayoi Kusuma au mois de mars à Toronto.

 

Citation obtenue à www.lemague.net

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